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Les Rencontres départementales de l’histoire 23-24 octobre 2026 : Appel à communications

  • il y a 23 heures
  • 4 min de lecture

Appel à communications

Les Rencontres départementales de l’histoire 2026

Organisées par la Société d’archéologie et d’histoire de la Manche et les archives départementales, Maison de l’histoire de la Manche


Un bicentenaire à Valognes

Léopold Delisle (1826-1910) et les cercles érudits de Normandie (XIXe-XXe siècles)

Valognes – 23-24 octobre 2026



Argument :


Médiéviste de renommée internationale, bibliothécaire de génie, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres dès 1857, Léopold Delisle (1826-1910) a incarné pendant plus d’un demi-siècle le modèle du savant et du conservateur. Il a été « le plus merveilleux dénicheur d’éditions rares et de manuscrits précieux qui fût au monde » (Paul Le Cacheux[1]). Entré à la Bibliothèque nationale en 1852, il y fit toute sa carrière et dirigea l’établissement de 1874 à 1905. Le recensement de ses livres, articles et inventaires occupe plus de cinq cents pages de bibliographie et compte 2 102 titres.

Celui qui fut surnommé « le vieux lion », et aussi « le prince des bibliothécaires », naquit à Valognes le 24 octobre 1826, il y a deux cents ans. C’est au collège de cette ville du Cotentin qu’il fit ses études. En sortant de ses cours, il se rendait chez le pionnier de l’archéologie manchoise, Charles Duhérissier de Gerville (1769-1853), qui l’initia à la recherche dans les archives anciennes et les bibliothèques. Ainsi préparé, Léopold Delisle entra à l’École des chartes, à Paris, en 1846. Il resta fidèle à cet établissement dont il devint par la suite président du conseil de perfectionnement, cinquante ans durant (1858-1910).

La carrière éblouissante et inégalée de Léopold Delisle ne doit pas faire oublier quel homme de relations et de réseaux il fut. En correspondance avec ses amis du Cotentin et de Normandie, avec ses confrères chartistes et conservateurs de toute la France, il participait à des cercles scientifiques qui s’interpénétraient, échangeant des informations sur leurs travaux en cours. Le cercle familial, lui aussi savant, fut sans doute également porteur.

L’observation de ces cercles, proches et lointains, est l’enjeu de ces journées d’études. Il s’agit d’étudier  comment un historien de premier plan comme Delisle n’a pu être un homme solitaire, un homme qui se serait fait tout seul, isolé dans sa tour d’ivoire, mais bien de le percevoir en dialogue constant avec d’autres historiens, aussi bien ceux qui l’ont devancé, que ses contemporains, puis, progressivement, ses disciples, dans le milieu valognais (Charles de Gerville, l’abbé Tollemer, la famille Burnouf ), manchois (Siméon Luce, Charles de Beaurepaire, Auguste Tardif, Paul Le Cacheux), voire normand (Auguste Le Prevost, Théodose Bonnin et d’autres), ou plus lointains encore. Amitiés, confraternité et rivalités animèrent ces cercles d’érudition, parfois organisés en sociétés savantes (Antiquaires de Normandie, sociétés d’archéologie, Société de l’histoire de France, académies).

Après les travaux du colloque tenu en octobre 2004 au château de Cerisy-la-Salle (Manche) sur l’itinéraire peu commun du grand savant, et dont les actes, publiés en 2007, constituent une borne historiographique solide, nous élargirons notre regard pour voir Léopold Delisle, comme disciple, confrère, maître et inspirateur.


[1] Paul Le Cacheux, né à Montebourg en 1873, fut archiviste départemental de la Manche de 1911 à 1925, puis de la Seine-Inférieure, de 1925 à 1937.



Pistes de recherche possibles :


Voici quelques pistes de recherche possibles, non exhaustives :


- études des correspondances entre Léopold Delisle et des historiens ou des archivistes normands, de Normandie ou d’ailleurs, sous l’angle des relations entretenues ou des contenus scientifiques abordés.  

- les liens entre Leopold Delisle et les sociétés savantes normandes.

- le milieu familial : l’érudition des médecins cotentinais, notamment le père, Victor Delisle, mais aussi J. -L. Pontas du Méril, et les médecins membres des sociétés savantes locales. Laure Burnouf, épouse de Léopold Delisle, et sa famille, dans ses diverses ramifications (notamment Emile-Louis Burnouf, neveu de Jean-Louis et cousin d'Eugène et de Laure).

- les milieux ecclésiastiques érudits normands comme les abbés Tollemer et Delamare, à Valognes, Le Cacheux, à Montebourg, et beaucoup d’autres dans les départements de Normandie.

- les relations entre archivistes paléographes normands (Siméon Luce, Paul Le Cacheux, François-Nicolas Dubosc, Charles de Beaurepaire, Eugène Burnouf, notamment).

- la postérité des travaux de Léopold Delisle sur le Moyen Âge normand : les historiens qui ont travaillé à partir des écrits de Leopold Delisle, qui se sont inscrits dans son sillage, et qui, éventuellement, ont pu remettre en cause certaines de ses analyses.



Bibliographie


Lacombe, Paul, Bibliographie des travaux de M. Leopold Delisle, Paris, Imprimerie nationale, 2 vol., 1902, 510 p. ; 1910, 86 p.

Désiré dit Gosset, Gilles, Vielliard, Françoise (dir.), Léopold Delisle : actes du colloque de Cerisy-la-Salle, 8-10 octobre 2004, Saint-Lô, Archives départementales de la Manche, 2007, 308 p.

Vielliard, Françoise, « Bio-bibliographie de Léopold Delisle », dans Léopold Delisle : actes du colloque de Cerisy-la-Salle, 8-10 octobre 2004, Saint-Lô, Archives départementales de la Manche, 2007, p. 259-264

Potin, Yann, « Les archives de Léopold Delisle », dans Léopold Delisle : actes du colloque de Cerisy-la-Salle, 8-10 octobre 2004, Saint-Lô, Archives départementales de la Manche, 2007, p. 265-268.

Bloche, Michaël et Vielliard, Françoise, Du “prince des bibliothécaires” au “modèle des archivistes” : lettres de Léopold Delisle à Charles de Beaurepaire, 1851-1908, Genève, Droz, 2025, 675 p.

Voir aussi sur le site archives-manche.fr[2], les nombreuses ressources documentaires et historiographiques disponibles aux archives départementales de la Manche.

 

Les rencontres départementales de l’histoire

Depuis 2021, les rencontres départementales sont organisées, sur deux ou trois jours, par la Société d’archéologie et d’histoire de la Manche, les archives départementales, Maison de l’histoire de la Manche et des partenaires associés (le musée d’art et d’histoire de Saint-Lô, le pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin). Elles ont pour objectif de rassembler les chercheurs sur un thème qui concerne l’histoire du département de la Manche. Les premières éditions se sont tenues en 2021 à Saint-Lô, en 2023 à Saint-Sauveur-le-Vicomte et en 2024 à Granville.


Comité scientifique des rencontres départementales de l’histoire 2026 :

·        M. Jean-Baptiste Auzel,archiviste paléographe, conservateur général du patrimoine, directeur des archives départementales de la Manche ;

·        M. Alain de Beaucoudrey, docteur en médecine, président de la Société d’archéologie et d’histoire de la Manche ;

·        M. Julien Deshayes, directeur du pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin ;

·        M. Jérémie Halais,docteur en histoire, responsable des publics et de l’action culturelle aux archives départementales de la Manche ;

·        M. Stéphane Laîné, docteur en dialectologie et linguiste, président de la section de Valognes de la Société d’archéologie et d’histoire de la Manche ;

Mme Françoise Vielliard, archiviste paléographe, professeur honoraire de l’École des chartes.

 


[2] Onglet « Rechercher », sous-rubrique « Bibliothèque historique ».





 
 
 

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