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Bulletin d'infos septembre 2018

  • 9 sept. 2018
  • 8 min de lecture

ACTIVITÉS DE LA SECTION PRÉVUES

FIN 2018

Bulletin d'infos septembre 2018

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Conférences

Rappel : toutes les conférences ont lieu à l’hôtel-Dieu de Valognes, rue de l’hôtel-Dieu, à 18h00 précises.

  1. 12 septembre 2018 : Christian BÉGIN, « Tocqueville et Napoléon III : une relation paradoxale »

Alexis de Tocqueville par Théodore Chassériau (1850)

Lafosse, Portrait officiel de Louis-Napoléon Bonaparte, Président de la République française (1848-1851)

Alexis de Tocqueville est surtout connu comme l’un des grands penseurs libéraux de son temps. Louis-Napoléon Bonaparte, lui, est un homme d’action qui arrivera au pouvoir absolu par un coup de force. On imagine donc difficilement que ces deux hommes aient jamais pu s’entendre en politique. Tocqueville, pourtant, atteint le zénith de sa carrière politique comme ministre de Louis-Napoléon. Ce paradoxe appelle une explication.

Précisons d’abord leurs divergences. La première porte sur la meilleure manière d’habituer les Français à l’égalité des conditions. Pour Tocqueville c’est en leur donnant des institutions qui garantissent la liberté. Pour Louis-Napoléon Bonaparte, c’est en donnant la priorité à l’ordre, qui nécessite un chef, légitimé par le suffrage universel. À cette différence près, Louis-Napoléon voulait lui aussi la liberté, celle que, selon lui, son oncle n’avait pas eu le temps de réaliser. Le libéralisme de Tocqueville s’étend au domaine économique et social. Il récuse tout interventionnisme industriel et tout assistanat en matière sociale. Louis-Napoléon nous paraît plus moderne. Influencé par le saint-simonisme, il entend encourager le productivisme industriel et le crédit, et, dans un contexte de crises de surproduction accompagnées de chômage, il estime que l’État doit faire quelque chose. Cependant, pour l’essentiel, Louis-Napoléon reste libéral en économie. Enfin, influencé par le Mémorial de Sainte-Hélène et par l’opinion publique d’une Allemagne où il a étudié, il adhère au principe des nationalités. Ce n’est pas le cas de Tocqueville. Pour lui, la liberté est indissociable de la responsabilité morale : c’est une prérogative de l’individu, non de groupes ; le principe des nationalités est une imposture que des révolutionnaires exploitent pour conquérir le pouvoir à leur profit.

Quelle latitude ces divergences leur laissent-elles pour qu’ils puissent gouverner ensemble ? Essentiellement celle des circonstances. En 1848, dans son manifeste de candidat à la Présidence, Louis-Napoléon promet de respecter la constitution, il affiche son libéralisme, et il ne dit mot du bouillonnement des nationalités qui agite l’Europe. Tocqueville ne se cachera jamais les menaces qui pèsent sur le régime. Mais au lendemain de l’élection, il soutient « de toutes ses forces » le Président que les Français ont voulu. En 1849, les risques de sortie de la légalité se présentent plutôt du côté de la nouvelle Assemblée. On y affiche un grand mépris du Président. Pour Tocqueville, « le mieux » est de défendre la République. Il passe alors du simple légalisme à une participation au gouvernement. En charge des Affaires étrangères, il est un ministre loyal. Puis, suite au renvoi du gouvernement, il revient à l’état de simple député. En 1851, le mandat du Président approche de son terme. La Constitution interdit une réélection. Le risque d’un coup d’État par le Président lui-même se précise. Tocqueville tente de le conjurer. Il entame une procédure de révision. Elle échoue. Il imagine alors, comme solution « la moins illégale », une réélection inconstitutionnelle, qui aurait pour elle l’expression de la souveraineté du peuple. Avec le coup d’État, c’est la fin de tout contact. Mais la rupture n’est cependant pas vécue comme définitive. La République est devenue impopulaire, le comte de Chambord reste fermé aux idées constitutionnelles, les Orléans sont coupés du peuple. Quelle chance reste-t-il aux Français de retrouver la liberté ? Tandis que Louis-Napoléon conserve toute son estime à son ancien ministre, Tocqueville n’espère plus qu’en une libéralisation de l’Empire lui-même. Il mourra avant d’avoir pu y assister.

Ancien élève de l’École nationale de la France d’outre-mer, Christian Bégin a fait carrière au Ministère des Finances comme Administrateur civil et comme directeur au Secrétariat général de l’ONU. Il consacre sa retraite à l’étude de Tocqueville. Dernier ouvrage publié : Tocqueville et ses amis (volume 1 : De l’écriture à la politique ; volume 2 : De la politique à l’écriture).

2) 13 octobre 2018 : Gilles DÉsirÉ dit Gosset, « L’histoire de la Manche dans les collections nationales des Monuments historiques (Médiathèque de l’architecture et du patrimoine) »

Exceptionnellement, cette conférence a lieu un samedi et à 17h00. Le lieu reste l’hôtel-Dieu de Valognes.

L’histoire du département de la Manche est bien présente dans les sources locales (archives, bibliothèques, musées) et on la recherche également dans les collections des Archives nationales ou de la Bibliothèque nationale de France. Mais il y a, au niveau national, un service méconnu qui renferme des sources variées et riches relatives à l’histoire locale : la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine (MAP), dans la banlieue parisienne, conserve les archives de l’administration des Monuments historiques et le patrimoine photographique du ministère de la Culture, plusieurs millions d’images d’une infinie variété. Découvrez en images, au travers de cette collection foisonnante, les richesses de notre patrimoine manchois.

Gilles Désiré dit Gosset, conservateur général du patrimoine, est né dans la Manche, à laquelle il a consacré sa thèse d’École des chartes et l’ensemble de ses travaux scientifiques, et où il a dirigé successivement le Service historique de la Marine à Cherbourg (1996-2000) puis les archives départementales (2000-2013). Arrivé à Paris depuis cinq ans, il a pris la direction de la MAP début 2015, après un bref passage comme sous-directeur aux Archives de France.

3) 7 novembre 2018 : Annick PERROT, « De verre et de pierre : l’hommage aux poilus »

Annick Perrot, historienne née à Saint-Vaast-la-Hougue, proposera une conférence sur les différentes formes revêtues par l’hommage rendu aux Poilus morts pendant la Grande Guerre. L’hommage patriotique d’après-guerre s’est principalement traduit par l’édification de monuments du souvenir sous l’égide des municipalités, mais dans le Cotentin, cet hommage a été souvent complété par la pose de vitraux commémoratifs dans les églises, à l’initiative des paroisses. Accentuation du devoir de mémoire ou dualité commune-paroisse, alors que les blessures occasionnées par la séparation des Églises et de l’État ne sont pas encore cicatrisées ? Annick Perrot vous invite à venir partager « ce temps du souvenir ».

Annick Perrot est historienne et prépare une thèse dont la soutenance aura lieu le 1er décembre prochain à Caen : Une société littorale en Cotentin au XVIIIe siècle : Saint-Vaast-la-Hougue et ses gens de mer.

Elle est membre du conseil d’administration de la SHAM, section de Valognes, et présidente du Cercle généalogique de la Manche.

Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire de sa ville natale et sur le Cotentin.

Son implication dans l’inscription à l’Unesco des Tours Vauban de Saint-Vaast lui a valu d’être faite Chevalier des arts et des Lettres.

4) 21 novembre 2018 : Céline GUÉNOLÉ, « Louis Beuve et François Énault, une amitié normande »

Figure majeure du régionalisme normand, Louis Beuve a lié amitié avec de nombreux écrivains ou artistes : Alfred Rossel, Louise Read, Joseph Quesnel, Jean Thézeloup, Charles-Théophile Féret, Jean Adigard des Gautries, Georges Laisney, Lucien Goubert, Edmond-Marie Poullain et bien d’autres.

Louis Beuve

Le centenaire de la disparition de François Énault, le 24 novembre 1918, est l’occasion d’évoquer cette grande complicité.

Titulaire d’un DEA de philosophie politique et juridique, Céline Guénolé a publié en 2017 Louis Beuve Normand avant tout (Orep). Aboutissement d’une dizaine d’années de recherches, fondée sur une somme exceptionnelle de documents inexploités ou totalement originaux, complétée d’une iconographie très largement inédite, cette étude éclaire des pans entiers de la vie du poète restés méconnus jusqu’ici. Recomposant son cheminement littéraire et intellectuel, ainsi que la genèse de son œuvre-manifeste, elle éclaire une existence toute entière vouée à la Normandie. Cet ouvrage a été récompensé en décembre 2017 par le prix Bouctot de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen.

Céline Guénolé a également publié une biographie de Pierre Le Conte, peintre et imagier de la Marine (1894-1946), récompensée par le Prix littéraire du Cotentin (Isoète, 2003).

Elle a aussi participé à des publications collectives, notamment Le livre du Pou (Éditions Cahiers du temps, 2002) et Cherbourg 1°37' Ouest et quelques secondes (Isoète, 2005).

À l’occasion du centenaire de la disparition de François Énault, le 24 novembre 1918, elle prépare une publication consacrée à ce grand ami de Louis Beuve, à paraître en novembre.

5) 12 décembre 2018 : Dominique BÉNEULT, « La Gnomonique à Valognes »

Deux gnomonistes ont laissé leurs marques dans le Valognes de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe : Jean François Le Coquiére (1740-1807) et Jean Charles Dancel, curé de Valognes (1761-1827). Leurs œuvres monumentales subsistent au Lycée Cornat et dans le jardin de l’ancien presbytère. Les reconstitutions virtuelles par la maquette ou l’image nous permettront de les étudier et de comprendre le rôle et l’importance du cadran solaire dans la cité.

Dans un passé presque lointain, j’ai étudié la cosmographie pour obtenir le brevet de Capitaine au Long-Cours, et j’ai pratiqué la navigation astronomique au large jusqu’à l’émergence de la navigation par satellites, dite « GPS « (Global positioning system) à la fin des années 70. Le sextant, le chronomètre de marine et la table de logarithmes étaient les instruments principaux de cette navigation.

Des années plus tard, j’ai le plaisir de recycler cette connaissance de la cinématique des astres dans l’étude des cadrans solaires, de préférence compliqués et multiples, produits par des gnomonistes érudits entre le XVIIe et le milieu du XIXe siècle.

D’autres centres d’intérêt : la géologie du Cotentin, la géo-archéologie du patrimoine, «Faire parler les murs ». Et l’art funéraire médiéval et de la Renaissance après avoir déterminé la pierre tombale de Richard de Reviers (abbaye de Montebourg) et étudié les importations médiévales de « marbre » de Purbeck (Dorset) en Normandie.

Mes travaux sont consultables librement sur :

https://independent.academia.edu/B%C3%A9neultDominique

29 septembre 2018 : visite de l’exposition « Vous avez dit barbares ? » au Musée de Normandie (château de Caen) et du musée de Vieux-la-Romaine (Calvados) ; visite commune aux trois sections de la S.A.H.M.

Voir ci-après.

29 septembre 2018 : visite de l’exposition « Vous avez dit barbares ? » au Musée de Normandie (château de Caen) et du musée de Vieux-la-Romaine (Calvados) ; visite commune aux trois sections de la S.A.H.M.

Programme et horaires

11h00 : Rendez-vous dans le château de Caen (parking gratuit), devant la chapelle Saint-Louis (billetterie) ; visite en autonomie de l’exposition « Vous avez dit Barbares ? »

13h00 : repas à la brasserie L’Orchidée, Boulevard des Alliés (en face de la tour Leroy)

15h00 : visite du musée de Vieux-la-Romaine et du site d’Aregenua, guidée par M. Savary, conservateur

Tarifs

Exposition : 3,50 € / personne (tarif réduit pour les membres du groupe)

Repas : 25 € / personne (entrée, plat, dessert, boisson, café)

Musée : gratuit pour les membres du groupe

Disposition pratiques

Pour des raisons de coût des transports et d’organisation, nous avons décidé de privilégier un déplacement en voitures particulières. Nous vous encourageons à faire du covoiturage et vous incitons à nous indiquer si vous disposez de places dans votre voiture ou bien si vous souhaitez être véhiculé par un autre adhérent.

Pour réserver les billets dans les musées et les repas à la brasserie, nous vous demandons de retourner le bulletin d’inscription ci-dessous à la section de Valognes (adresse en pied de page), qui centralisera les informations, pour le mercredi 20 septembre (délai de rigueur). Veuillez joindre votre chèque à votre courrier postal (28,50 € / personne) et si possible faire également une inscription par courriel (adresse en pied de page), plus rapide à comptabiliser.

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q Mlle q Mme q M. q M. et Mme

Nom : …………………………………. Prénom : ………………………….............

Adresse : ………………………………………………………………………………………...

Téléphone : ……………………… Courriel : …………………………………

q souhaite(nt) participer à la visite de l’excursion à Caen et Vieux-la-Romaine le samedi 29 septembre 2018

q dispose(nt) de … places dans son/leur véhicule q aimerai(en)t être transporté(s)

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